« METS-TOI EN MARCHE LA PROVIDENCE SUIVRA »

Comment fait-on des choix de vie ?

Parfois, les difficultés nous semblent telles que nous n’arrivons plus à avancer. Nous avons l’impression que quoi que l’on fasse, on n’arrivera à rien. C’est peut-être encore d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit de faire des choix par temps de brouillard.

Pas loin de 25 ans à accompagner des individus ou des groupes dans leur orientation professionnelle m’ont permis de mieux comprendre la façon dont tout un chacun fait des choix de vie et les raisons qui, parfois, nous font hésiter, changer de voie, renoncer… même quand pourtant le projet de départ nous tenait à coeur.

NOS INTERETS SONT NOS TALENTS…

Que ce soit pour le choix d’une formation, celui d’un métier voire celui d’un emploi, nous nous basons toujours et avant tout sont nos centres d’intérêts. J’entends par là, nos intérêts pour les résultats concrets, notre besoin d’influencer les autres ou de les aider, l’imagination, l’organisation et la méthode ou encore le besoin d’apprendre et comprendre. Nous avons ainsi tous un « ADN vocationnel » qui nous pousse à faire plutôt tel type de choses que tel autre.

…100% DES GAGNANTS ONT TENTE LEUR CHANCE

Chaque fois que nous avons un choix ou une action à faire nous nous posons la question « En suis-je capable ? ». Souvent sans même nous en rendre compte. Nous trouvons la réponse en nous appuyant sur nos expériences passées (réussites ou échecs), l’expérience de ceux qui nous entourent, sur ce que les autres nous disent sur nous-mêmes ou encore sur notre état émotionnel du moment… Les échecs personnels plus ou moins grossis dans notre mémoire, le manque de réussite de ceux qui nous ressemblent, les avis et réactions décourageantes que nos familiers savent parfois si bien exprimer, les phases de découragement… sont autant d’éléments qui nous amènent à penser que ça va être sinon impossible, tout au moins très difficile. Du coup, on renonce, on diffère, on y va avec prudence… et la réussite est plus difficilement au rendez-vous. Et ce, quels que soient nos intérêts par ailleurs.

« 100 FOIS SUR LE METIER REMETTEZ VOTRE OUVRAGE »

Il existe des méthodes pour transformer positivement nos croyances. Pas simple toutefois, même si je pourrais vous donner quelques pistes dans un prochain article. A vrai dire, au fil du temp, j’ai été amené à beaucoup réfléchir sur ce qui faisait que certains réussissaient à faire exister leurs projets, tandis que d’autres échouaient. J’ai fini par découvrir que ceux qui réussissent à aller jusqu’au bout d’un projet ne sont pas forcément les plus doués, mais ce sont toujours ceux qui savent le mieux comment mener un projet à bien. L’intérêt de cette « découverte » c’est que la compétence qui consiste à savoir « comment s’y prendre » n’est donc pas lié à notre « MOI », ni à notre personnalité profonde, contrairement à ce que l’on pense, mais à une compétence qui s’acquiert : le fait de savoir aller chercher les bonnes informations. Oui, se donner les meilleures chances de réussite tient le plus souvent au simple fait de s’informer !! Sachant qu’une information en amène une autre et, du coup, renforce nos bonnes croyances sur nos capacités.

L’EXEMPLE DE FRANçOIS (prénom et contexte modifiés)

François, 34 ans, a un bac+3 et quelques expériences à l’étranger lors de stages en cours d’études. A la suite d’une dépression et d’une addiction à l’alcool, il a accumulé les petits boulots qu’il a de plus en plus de mal à trouver car il est clairement en concurrence avec des gens plus jeunes que lui. Situation vécue comme une suite d’échecs successifs, mauvaise persuasion sociale d’un environnement familiale inquiet de sa marginalisation, comparaison négative avec des personnes du même âge que lui… sont quelques unes des raisons qu’ils l’empêchent de se croire capable de « rebondir ». Grâce au test TRICAM (voir en fin d’article), nous l’aidons à mettre des mots sur ce qu’il aime vraiment faire : très réfléchi et plutôt imaginatif, il aime conceptualiser et mettre au point des stratégies d’action. Il est par contre peu porté vers cette dernière. Ensemble, nous investiguons les voies possibles. Parmi les métiers en demande, il y a le préparateur de commande qui nécessite de la réflexion surtout lorsqu’il s’exerce dans un environnement industriel. François a un atout qui est son très bon niveau d’anglais, souvent demandé pour les postes les plus intéressants. Ce métier suffira-t-il néanmoins a alimenter son besoin de comprendre et d’apprendre ? En recherchant les formations professionnelles qui y préparent, nous cliquons sur le site d’un organisme qui propose des formations de technicien logistique. Il y a aussi des propositions intéressantes dans le domaine des ressources humaines. François est en marche et oublie, au moins en partie ses mauvaises croyances. Quelques mois plus tard, il intègre une formation de Manager du développement des ressources humaines sur 24 mois et en alternance. Malgré son âge, mais fort de son inscription au Pole Emploi, il a réussi à convaincre une grosse PME de le recruter.

LE POETE A TOUJOURS RAISON

Goethe expliquait très bien le phénomène, dans un texte que nous devrions tous conserver précieusement pour les temps où notre moral est en berne :

« Tant que nous ne nous engageons pas, le doute règne, la possibilité de se rétracter demeure et l’inefficacité prévaut toujours.
En ce qui concerne tous les actes d’initiatives et de créativité, il est une vérité élémentaire dont l’ignorance a des incidences innombrables et fait avorter des projets splendides. Dès le moment où on s’engage pleinement, la providence se met également en marche.
Pour nous aider, se mettent en oeuvre toutes sortes de chose qui sinon n’auraient jamais eu lieu. Tout un enchaînement d’évènements, de situations et de décisions crée en notre faveur toutes sortes d’incidents imprévus, des rencontres et des aides matérielles que nous n’aurions jamais rêvés de rencontrer sur notre chemin.
Tout ce que tu peux faire ou rêver de faire, tu peux l’entreprendre. L’audace renferme en soi génie, pouvoir et magie. Débute maintenant. «